8 Mai 2025
Cet axe part du Monuments aux morts jusqu’au Castelet de la prison St Michel
d’une part et au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation d’autre part.
Ces nombreux monuments nous rappellent les drames que les populations ont vécu lors des différents conflits depuis 1870.
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Monument aux combattants de 1870-1871
Le Monument à la gloire de la Résistance
Stèle en l’honneur des Justes parmi les Nations de Midi-Pyrénées
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Le 18 août 1919, le Conseil général décide la création d’un monument aux morts de la Haute-Garonne. Ce monument doit être « une glorification des soldats du Midi », un Monument aux combattants de la Haute-Garonne. L’architecte Léon Jaussely est chargé de coordonner le travail et de concevoir la partie architecturale.
Trois sculpteurs sont désignés à l’issue du concours décidé en octobre 1920 : Camille Raynaud est chargé du principal morceau de sculpture des deux hauts-reliefs intérieurs, André Abbal de la frise de la face principale et du côté droit tandis que Henri-Raphaël Moncassin doit réaliser la frise de la face postérieure et du côté gauche. Les sculpteurs sont libres de traiter le thème de la glorification des combattants de la Haute-Garonne comme ils le souhaitent.
En accord avec la Ville qui lui cède l’emplacement, il est décidé que le monument sera érigé au commencement des allées François-Verdier, non loin de la préfecture qui abrite à cette époque le Conseil général.
Ce monument reprend la forme générale d’un arc de triomphe ou d’une porte de ville monumentale à trois ouvertures.
Le monument aux morts François Verdier prend appui sur un soubassement à gradins réalisé en granit blanc moucheté de noir et ouvert, de chaque côté, par trois escaliers de six marches. Au-dessus, exécutées en pierre, huit colonnes renflées et deux piédroits, ménageant un passage couvert central, supportent la partie haute du monument formée par un entablement et un attique.
Le monument bénéficiera ainsi d’une situation exceptionnelle au milieu d’un carrefour très passant et de la belle perspective des allées plantées d’arbres.
L’exécution du monument prend du temps : il n’est véritablement terminé qu’en 1931 et ne sera jamais inauguré, contrairement à ce qu’indique l’inscription mentionnant une inauguration en 1928. (Source Archives municipales Toulouse)
En vérité, le monument aux morts de la ville se trouve au cimetière de Salonique. C’est une commande approuvée lors de la séance du Conseil municipal du 19 novembre 1915. Inauguré le 11 novembre 1926, le monument aux morts de la ville de Toulouse de la guerre de 1914-1918 se situe en hauteur de la ville dans le quartier Marengo-Jolimont.
Projeté dès 1895, financé par une délibération du Conseil municipal du 29 avril 1905, le monument aux combattants de 1870 ne sera inauguré qu'en 1910. Il est l'œuvre de l'architecte Paul Pujol, qui conçoit le monument, de Théophile Barrau qui réalise les sculptures fondues par Joseph Malesset fondeur d'art à Paris. C'est l'entrepreneur Dejean qui met en place le monument. Il représente la ville de Toulouse au centre de la composition, relevant d'une main un guerrier gaulois blessé et de l'autre encourageant un second guerrier, fier, conquérant, le regard tourné vers un avenir plus glorieux. L’allégorie de Toulouse lève les yeux vers la figure de la République couronnant le monument. L'hommage aux morts se double d'un hymne à la République et suggère un sentiment de revanche qui se retrouve dans les discours de l'époque.
A l'origine situé au bout des allées Jules-Guesde, il est déplacé en 2012 suite au réaménagement des allées pour le passage du tramway, restauré puis installé au bout des allées François-Verdier, dans l'alignement du Monument aux combattants de la Haute-Garonne, édifié en 1928 et du monument à la Résistance situé allée Frédéric-Mistral.
Le bronze est signé sur le soc de la charrue : TH BARRAU SCULPTEUR 1908, le socle en pierre : PAUL PUJOL ARCH INVENIT et J. MALESSET FONDEUR D'ART PARIS est inscrit sur le bouclier du guerrier gaulois.
Plaque en bronze : LES QUARTIERS / ST MICHEL, BUSCA, PORT GARAUD / AUX VÉTÉRANS DE 1870 71 /
Inauguré le 9 novembre 2008, le monument de la Shoah, allée Frédéric Mistral, érigé à l’initiative du CRIF – Conseil représentatif des institutions juives de France, Toulouse-Midi Pyrénées avec le soutien des collectivités territoriales, prend place dans un espace mémoriel dédié à l’histoire de la ville durant la Seconde Guerre mondiale. Il est organisé autour de six grandes portes en acier inoxydable de 10 m de haut. Le monument est largement ouvert et permet à chacun d’y pénétrer. Les grandes portes se font face deux par deux, reconstituant ainsi le principe de l’étude talmudique et du dialogue. Cette disposition est confirmée par les inscriptions mentionnées en français, en allemand et en hébreu sur chacune des portes. On peut y lire les extraits suivants de la Bible « Où es-tu ? », « Où est ton frère ?».
L’architecte Mikaël Sebban a ainsi voulu inscrire le monument autour des notions de responsabilité vis-à-vis de l’autre, de distinction entre le bien et le mal, de réflexion, à partir de l’histoire de la Shoah, sur les drames les plus contemporains. Par cette démarche, chacun devient un acteur du travail de mémoire et fait de ce monument un lieu vivant et pédagogique.
Le Monument à la gloire de la Résistance, allée Frédéric Mistral , en face de l'ancien siège de la Gestapo, est conçu comme un cheminement, passant sous les allées pour ressurgir dans le jardin des plantes. Au bout de ce cheminement, un tumulus engazonné de béton banché se divise en trois cryptes dédiées aux réfugiés, aux torturés et aux fusillés. A l'intérieur, des images, prévues dès l'origine, sont projetées sur les murs.
Une structure autoportante dénommée "Le Signal", composée de quatre tubes métalliques maintenus par des câbles, due à Pierre Debaux, est installée à l'entrée du tumulus.
La stèle en l’honneur des Justes parmi les Nations de Midi-Pyrénées est installée dans le Jardin des plantes de Toulouse, afin de rendre hommage à ceux qui avaient sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale au péril de leur propre vie. Érigée au départ de l’allée des Justes parmi les Nations_, côté allée des demoiselles, elle a été installée en 2003 et agrandie en 2016 avec l’inscription de nouveaux noms soit 361 Justes parmi les Nations au total.
Musée départemental de la Résistance et de la Déportation
Le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation - MDRD-, 35 allée des Demoiselles nous montre les conditions de vie locale sous l’occupation allemande, les actions de la résistance et les horreurs de la déportation. (voir le site du MDRD )

Le Castelet est un espace culturel et mémoriel situé dans l’ancien bâtiment administratif de la prison Saint-Michel, un monument historique emblématique de Toulouse. Ce lieu propose entre autres de mettre en lumière le parcours de résistants détenus et/ou exécutés pendant la Seconde Guerre Mondiale, la répression de la Résistance à Toulouse et la période de la Libération/Épuration (Voir le site du Castelet)