4 Mai 2026
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Pierre Jacques Henri Rachou est né à Toulouse le 16 juin 1855 dans le vieil hôtel d’Assézat, au 15 rue de l’écharpe au sein d’une famille aisée, son père Jean-Jacques Rachou, époux de Marie Anne Françoise Commez, était négociant avant de devenir banquier.
Précoce, dès l’âge de 10 ans il bénéficie des cours du peintre Gabriel Golse(1), avant d’entrer en 1874 à l’école des Beaux-Arts de Toulouse où il suit notamment l’enseignement de Jules Garipuy(2), qui a formé de nombreux élèves tels que Jean-Paul Laurens, Edouard Debat-Ponsan, Benjamin Constant ou bien encore Henri Martin.
Il part ensuite à Paris en 1879 où il se lie d’amitié avec Toulouse Lautrec, qui lui a été présenté par un pharmacien albigeois. Il poursuit sa formation dans l’atelier de Léon Bonnat(3) de 1879 à 1883, au sein duquel il a d’ailleurs contribué à faire rentrer son ami Toulouse Lautrec en 1882. Il rejoint ensuite, avec ce dernier, l’atelier de Fernand de Cormon.
Disciple de Pierre Puvis de Chavannes son travail se caractérise par la réalisation de portraits, dont celui de Toulouse Lautrec (cf. l’encart ‘’Principales œuvres d’Henri Rachou’’) mais aussi de paysages toulousains (vue de la Garonne donnant sur la Daurade avec en premier plan la pile du vieux pont, Cloître des Augustins…).
Il obtient une certaine reconnaissance en remportant en 1881 au salon des artistes français (exposition d’arts, qui se déroulait chaque année en février à Paris) une mention honorable avec ‘’Les tricoteuses’’. En 1889, il obtient la médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1889.
Dans les années 1900, il revient à Toulouse où il exerce notamment les fonctions de conservateur du Musée des Augustins. En dépit d’un salaire modique, il a contribué à réhabiliter le bâtiment comme la réfection des toitures et il a grandement participé à l’évolution du musée qu’il a enrichi de nombreuses acquisitions, en faisant ainsi un lieu culturel incontournable de la ville.
Parmi, ses autres fonctions, on peut aussi relever celle de sous-directeur puis de Directeur adjoint de l’école des Beaux-Arts de Toulouse. De janvier 1905 à fin 1911, il dirige en parallèle le Musée d’archéologie antique Saint-Raymond.
En 1903, avec son épouse, Victorine-Henriette Ymart-Rachou, elle aussi peintre mais spécialisée dans la peinture de fleurs, il acquiert une maison située au 3 allée du Busca (actuelle allée Edouard Branly). Il en a d’ailleurs réalisé deux huiles sur panneau. (Cf. Ci-dessous).
Il fut également un grand collectionneur d’objets du Moyen Age, de faïences, de meubles, de tapis ou bien encore de sculptures. Après son décès survenu le 1er décembre 1944 à l’âge de 89 ans, la moitié de sa collection est cédée au Musée Toulouse-Lautrec, à Albi, l’autre moitié a été vendue.
C’est en 1947 que l’ancienne rue Saint-Jean Baptiste dans le quartier du Busca, fut rebaptisée rue Henri Rachou.
Sa maison au 3 allée Edouard Branly a été détruite et remplacée par un immeuble de 17 logements en 1974, les plans sont signés par l'architecte Bernard Valette.
Laurent
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1Gabriel Golse,(183-1879) peintre français professeur à l’école des beaux arts de Toulouse.
2Jules Garipuy (1817-1893) réalisation de peintures historiques et par ailleurs, amis d’Eugène Delacroix
3Léon Bonnat (1833-1922) peintre français connu pour ses réalisation d’œuvres religieuses et de scènes de genre italiennes
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Principales œuvres d’Henri Rachou :
« Assis de trois quart à gauche sur une table à modèle recouvert en partie d’un tapis de prière rouge, bleu et jaune, Henri de Toulouse-Lautrec regarde le spectateur, le corps penché vers la gauche, le bras gauche appuyé sur la cuisse gauche. Âgé de 18 ans, vêtu de bleu foncé et coiffé d’un melon noir, il est en train de peindre, un pinceau dans la main droite, sa palette dans la main gauche. Un torse antique en grès bleu plein d’œillets roses, un flacon et un verre sont posés à sa gauche et le fond, gris sourd à gauche est meublé, derrière la figure, d’une tenture orientale rouge à caisson gris vert. » (source : Gallica)
A noter également que de 1901 à 1914, il a été choisi pour illustrer le calendrier du journal de la Dépêche.
(4) Un tapuscrit est un document rédigé à l'aide d'une machine à écrire ou d'un ordinateur.