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36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)

En 1929, dans ses études sur la ville de Toulouse, M. Le doyen Faucher a souligné l’importance de l’industrie de la confection. : « Toulouse a marqué sa puissance d’adaptation dans les industries du vêtement Elle a organisé pour utiliser une abondante main d’œuvre féminine, une industrie de vêtement confectionné, de la lingerie et de la bonneterie[1]. »

Au début de la Guerre de 14-18, le gouvernement français réfugié à Bordeaux décida d’encourager la venue d’investisseurs étrangers[2]. Né à Arenys de Mar en Espagne en 1882, José Soler Puig vint en France à ce moment-là et ouvrit un petit atelier du côté d’Auterive, puis un autre à Pamiers.

La caserne Pelet, rue des 36 ponts, était devenue inutile suite à la construction de la caserne Niel et la fin de la guerre 14-18. Les bâtiments furent vendus. Une partie fut rachetée, en 1920, par José Soler Puig pour y faire un de ses atelier de tricotage[3].

Petite annonce de La Dépêche - 20 Octobre 1920

Petite annonce de La Dépêche - 20 Octobre 1920

En 1928, il possédait quatorze usines sous la dénomination des Tricotages de l’Ariège dont le siège était au 38 rue des 36 ponts. Les usines occupaient également une partie des 34 et 36 rue des 36 ponts. Il était aussi propriétaire de la « Bonneterie de la Garonne » et il fusionna les deux entreprises.

36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)

La société anonyme des Tricotages de l’Ariège et Bonneterie de la Garonne Réunies, fut fondée en 1924 et employa jusqu’à 6000 personnes dont une partie rue des 36 Ponts.

36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)
36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)

Le propriétaire voulait faire connaître son entreprise et montrer les principales étapes de la fabrication. Une série de cartes postales présentant les ateliers ainsi que les bâtiments de cette manufacture. Furent alors éditées. En voici quelques-unes : 

36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)

Le bobinage : La première étape était de produire le fil qui s’embobinait. Les bobines portées et mises en place sur une autre machine permettaient de fabriquer le bout de la chaussette, la partie qui couvre les orteils.

Le tissage : Les ouvrières devaient ensuite enfiler les points de ces bouts de chaussettes sur les griffes d’une autre machine dont le diamètre correspondait et qui finissait la confection du corps de la chaussette.

36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)
36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)

Le finissage : Celle-ci était ensuite confiée à l’ouvrière qui fermait les dernières mailles et qui était chargée, en passant la main à l’intérieur, de repérer les imperfections de la chaussette terminée.

36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)
36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)
36 Rue des 36 Ponts (Suite) - Les tricotages de l'Ariège (1920-1945)

José Soler mourut subitement en 1936. Malgré cela et ensuite la crise après la guerre de 39-45, la Société « Tricotage de l’Ariège et Bonneterie de la Garonne » perdurera jusqu’en 1972 comme industriel, puis jusqu’en 2020 comme exploitant de biens immobiliers.

Du côté de l'Avenue de Lombez, une petite place inaugurée en 2020, porte son nom. La cheminée de l’ancienne usine de la Bonneterie de la Garonne est en son milieu..

Sortie de l’usine (Archives Municipales Toulouse)

Sortie de l’usine (Archives Municipales Toulouse)

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