21 Septembre 2025
/image%2F0952280%2F20251121%2Fob_06639f_mdrd-std-carre.jpg)
Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale certains prennent conscience qu'il va falloir garder des traces de ces événements tragiques, des horreurs de la guerre mais aussi du combat des Résistants.
Dès 1944, le philosophe Jean-Pierre Vernant, chef des Forces Françaises de l'Intérieur de la Haute-Garonne appelle les Résistants à conserver tout ce qui pourrait rappeler leurs actions. Tout est bon pour alimenter la mémoire, des documents, mais aussi des photos ou des objets.
On peut croire à tort que les Résistants restèrent discrets après la guerre, ne voulant pas, par leurs récits, rouvrir des plaies.
Les traces, pourtant, sont impossibles à effacer. Elles résistent au temps.
En 1975, à Toulouse, d'anciens Résistants et Déportés se rassemblent au sein d'une association destinée à poser les bases d'un Musée de la Résistance et de la Déportation. Celui-ci voit le jour deux ans plus tard. D'abord associatif puis départemental, il déménage plusieurs fois avant de s'installer sur l’allée des demoiselles. Ce Musée, tenu à bout de bras, au début, par des bénévoles, sera toujours ouvert à tous, gratuitement.
L'exposition qui se tient jusqu'au 8 mars 2026 est l'occasion de rendre hommage aux fondateurs du musée et à ses donateurs.
On y découvre que la guerre n'a pas seulement été l'affaire de quelques hommes dont le nom est passé à la postérité.
Méconnus ou presque ceux qui ont organisé plus de 200 réseaux et filières d'évasion pour que des milliers de femmes et d'hommes puissent rejoindre l'Espagne.*.
Méconnue la place des femmes dans l'histoire de la Résistance.
Méconnu l'engagement des Juifs persécutés mais Résistants tels qu'Ariane Scriabine et son mari David Fiksman qui mettent en place dès 1940 l'organisation de ‘’la Main Forte’’ qui deviendra en 1942 L'Armée Juive.
Méconnus tous ces étrangers jugés indésirables par le régime de Vichy et internés dans plusieurs camps de notre région. Nombreux sont ceux qui s'évadent et rejoignent la Résistance.
Aujourd'hui, le Musée, dans son exposition, s'attache à faire davantage la lumière sur leurs engagements politiques et civiques.
Le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation est ouvert du mardi au samedi.
Des visites guidées gratuites sont prévues tous les premiers samedis du mois.
Michel avec l'aimable collaboration de Claire Leger Régisseuse des Collections et Tristan Rouquet, Chargé d’appui scientifique et culturel.