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Allées Mistral : la stèle en hommage aux victimes de violences conjugales a été restaurée après dégradations

Une stèle dédiée à la mémoire des femmes victimes de violences conjugales a été installée sur les allées Frédéric Mistral à proximité du grand-Rond et inaugurée en novembre 2017. Deux ans après, celle-ci a été entièrement nettoyée à l’initiative de Julie Escudier, maire de quartier, car « cette plaque était couverte de tags », confie Carole Eligiraud, membre du Collectif Midi-Pyrénées pour les droits des femmes.
A cette occasion, une cérémonie de recueillement a été organisée vendredi 6 décembre en fin de matinée, une date qui fait écho au 6 décembre 1989, a expliqué Irène, une militante : « Ce jour-là, à Montréal, 14 jeunes femmes étaient tuées par un homme à l’École polytechnique. Les féminicides ont également lieu à l’extérieur du cadre familial ».

149 femmes tuées en 2019

Actuellement, ce sont surtout les meurtres commis par des conjoints ou des ex violents qui sont mis en lumière. Les chiffres sont édifiants : en France, 149 femmes ont été victimes d’un féminicide en 2019. Malgré quelques avancées, il y a encore beaucoup à faire pour mettre fin à ce fléau.
Fanny, jeune mère de famille, en est un bon exemple. Malgré la condamnation de son ex-mari pour des faits de violences conjugales, celui-ci continue à la menacer. « J’ai porté plainte à cinq reprises cette année, elles ont été classées sans suite ». Son nouveau combat porte sur l’autorité parentale. Elle refuse de laisser sa petite fille de 4 ans à son père, en raison d’actes incestueux qu'il aurait commis sur la petite. Pour cette raison, l’enfant est menacée de placement.
De nombreuses associations féministes  appellent à  une ronde des femmes en colère tous les premiers mercredis de chaque mois, devant le palais de justice de Toulouse allées Jules Guesde «quand les sirènes de la protection civiles sonnent sur le modèle des mères argentines de la place de Mai car les choses ne bougeront que si on se mobilise, ça va être un très long combat».
Après l'annonce du gouvernement qui fait des violences conjugales une cause nationale, le collectif veut que les juges, qui sont trop souvent « les bras armés du patriarcat », prennent enfin conscience du problème des violences faites aux femmes et prennent leurs responsabilités dans son approche judiciaire.
 

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